Chili, avril, 1979
Vit et travaille à Paris

 

 

(…) Hay en sus fragmentos una herencia construida a tijeretazos donde merodean seres mitológicos en perpetua metamorfosis. Nos invitan a perdernos por las orillas de lagos y a mezclarnos con los niños del pueblo que intercambian láminas y que corren con algarabía por los pasillos de aquellas casas que habitaron los antepasados. Son las mismas que yacen hoy abandonadas después de haber perdido hace tiempo la plenitud hermética de sus cristales. Y se hace tarde ya cuando logramos comprender que chocaron contra ellos todos los pájaros muertos. La niña que juega es la que nos está invitando a jugar. Una extranjera en el país propio que recolecta y arrastra los vestigios de todos sus lugares ancestrales hasta situarlos con un hálito de vida en los territorios del lejano presente. Mientras lo hace, canta una canción y construye con esas piezas un hogar misterioso donde el tiempo ha dejado su huella indeleble y ha configurado un cálido espacio propio de estructuras de polvo recorridas por sangre de mármol. 

Extracto del texto "Sangre de mármol" escrito para la exposición Pedazos, Festival Voies Off, Arles 2017.
Miguel Ángel Felipe Fidalgo
Editor

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(…)  Il y a dans ses fragments un héritage construit à coups de ciseaux où des êtres mythologiques maraudent dans une métamorphose perpétuelle. Ils nous invitent à nous perdre aux bords des lacs et à rejoindre les enfants du village qui échangent des images et qui courent bruyamment dans les couloirs des maisons qu’habitaient les aïeux. Ce sont les mêmes maisons qui sont aujourd'hui abandonnées après avoir perdu il y a longtemps la plénitude hermétique de leurs fenêtres. Et il est déjà bien tard quand nous comprenons que ce sont heurtés contre elles tous les oiseaux morts. La petite fille qui joue est celle qui nous invite à jouer. Une étrangère, en un pays propre à elle, qui récolte et traine derrière elle les vestiges de tous ses lieux ancestraux et les redépose avec un souffle de vie en ces territoires lointains du présent. Tandis qu’elle fredonne une chanson, elle construit avec ces pièces un abri mystérieux où le temps a laissé sa trace indélébile et bâti un lieu à lui, sur une armature de poussière sillonnée par du sang de marbre.


Extrait du texte "Sang du marbre" écrit pour l’exposition Pedazos, Festival Voies Off, Arles 2017.
Miguel Ángel Felipe Fidalgo
Éditeur



 

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